Situation Géographique – Histoire

Situation Géographique – Histoire

Étival-lès-le-Mans

Étival-lès-le-Mans est un charmant village de 1939 habitants proche de l’agglomération le Mans métropole, dont elle est distante d’environ 10 km.
Elle se situe dans la région Pays de la Loire.
Coordonnées : 47° 57′ 23″ nord, 0° 05′ 22″
Altitude : Min. 43 m / Max. 101 m
Superficie : 10,34 km2
Densité : 188 habitants/km2

La commune d’Étival-lès-le-Mans est rattachée à la Communauté de communes du Val de Sarthe regroupant 16 communes avec 31 000 habitants :

  • Cérans-Foulletourte (3 375 habitants),
  • Chemiré-le-Gaudin (979 habitants),
  • Étival-lès-Le Mans (1 939 habitants),
  • Fercé-sur-Sarthe (593 habitants),
  • Fillé-sur-Sarthe (1 494 habitants),
  • Guécélard (3 019 habitants),
  • La Suze-sur-Sarthe (4 463 habitants),
  • Louplande (1 462 habitants),
  • Malicorne-sur-Sarthe (1 905 habitants),
  • Mézeray (1 917 habitants),
  • Parigné-le-Pôlin (1 082 habitants),
  • Roëzé-sur-Sarthe (2 626 habitants),
  • Saint-Jean-du-Bois (626 habitants),
  • Souligné-Flacé (686 habitants),
  • Spay (2 890 habitants)
  • Voivres-lès-Le Mans (1 377 habitants)

Les communes limitrophes d’Étival-lès-le-Mans sont Saint Georges du Bois, Voivres-Lès-le-Mans, Louplande, Pruillé le Chétif, Fay, Allonnes.
Le centre bourg rassemble les commerces et services de santé essentiels :

  • Boulangerie – Patisserie,
  • Boucherie – Charcuterie,
  • Epicerie- Bar,
  • Tabac – presse,
  • Coiffeurs.
  • Pharmacie,
  • Médecin,
  • Cabinet Infirmiers,
  • Ostéopathe.

Ce charmant village proposent aux abords immédiats un parcours santé (derrière les écoles), des circuits pédestres et le Bois de La Cornuère pour se dépenser, se promener, courir… .
Depuis ainsi qu’un étang Le Parc de la rivière.
Etival est également bien pourvue en associations sportives et culturelles, puisqu’elle en compte plus d’une vingtaine.

Activité et manifestations

Équipements sportifs

Les équipements sportifs permettent grâce à leur diversité de satisfaire le plus grand nombre de sportifs :

  • Une salle omnisports construite au tout début des années 1990 incluant :
  • Une grande salle adaptée au handball, volley-ball, basket-ball…
  • Une salle de tennis de table,
  • Un  dojo (arts martiaux),
  • Des terrains de tennis, de football,
  • Une salle de gymnastique/danse, attenante à la salle omnisports (salle polyvalente).

Équipements Culturel

  • Bibliothèque

Jumelage

Siedenburg (Allemagne) depuis 1998.
Le comité de jumelage, présidé par Angélique Coudray, organise (en alternance avec les Allemands) tous les deux ans un voyage en Allemagne au mois de mai. Les Allemands viennent à Étival également à la même période une fois sur deux.

Lieux et Monuments

  • Église de la Vierge, romane, érigée aux XIe et XIIe siècles, a été construite en pierres de roussard.
  • Croix en pierres de roussard qui ornent certains sentiers pédestres.

Histoire

Le village est établi sur les bords de l’Orne Champenoise, au débouché d’un vallon traversé par ladite rivière. Au sud s’ouvre une plaine fertile. La présence gallo-romaine sur la commune est attestée par la découverte en 1908 d’un trésor de plusieurs milliers de monnaies romaines du IIIéme siècle. Cette trouvaille est peut-être à mettre en rapport avec la présence d’une activité sidérurgique qui a laissé des traces archéologiques telles que des scories dans les champs et que l’on retrouve aussi dans les toponymes comme La Ferrière. En 616, l’évêque du Mans Bertrand (587-624) donne au monastère Saint-Pierre et Saint-Paul-de-la-Couture sa villa de Stivale. Lorsqu’il est chassé du trône épiscopal, Bertrand se retire dans sa villa d’Étival où il fonde un petit monastère de femmes. Au moyen âge, plusieurs fiefs sont connus, tels ceux de la Rivière, La Ferrière et La Cornuère, lieux où subsistent encore au début du XIXe siècle les vestiges d’un château. La seigneurie de paroisse appartient au seigneur de Villaines. La paroisse connaît alors un développement essentiellement agricole. Cependant, jusqu’au XIXé siècle, des carrières de pierre à chaux de roussard offrent un autre débouché économique. Le village actuel voit augmenter sa population à partir des année 1970, avec un phénomène de périurbanisation à la proximité du Mans et de La Suze.

Eglise de la Vierge
XIIéme siècle et XVéme siècle
Roussard calcaire et tuile.

Le plan de l’église se distingue par sa nef à gros piliers rectangulaires bordée de deux collatéraux. Il n’est pas sans rappeler celui de Poncé-sur-le-Loir. Au-dessus des arcades, des fenêtres hautes éclairaient l’édifice. Aujourd’hui, celles-ci sont obturées du fait d’une modification des bas-côtés à une époque plus tardive, comme semble l’indiquer le portail en arc brisé sur le côté sud. Le portail d’accès à la nef est décentré et, à l’intérieur du bâtiment, un portail parallèle aveugle assure la symétrie. Une pierre de jambage du portail présente une gravure, difficilement lisible, représentant peut-être un Christ en croix et un agneau. Un jeu décoratif où alternent roussard et calcaire anime la façade, à droite, du portail. La partie orientale de l’église termine par un chevet plat à trois contreforts. Au sud, la tour-clocher est surmontée d’un toit en bâtière. A l’origine, les murs devaient être recouvert d’un crépit pour protéger la construction de l’humidité. Les pierres de roussard et de calcaire sont trop poreuses pour résister au temps.

A l’extérieur, une curieuse pierre est incrustée dans la construction en regardant le porche à droite à hauteur d’homme. Sur cette pierre on découvre un orant (homme en prière). On devine un animal sur la gauche et une croix.

MODILLON
XIIéme siècle
Calcaire
Eglise de la Vierge

Ce modillon est visible sur la gauche du chevet de l’église d’Étival-lès-le-Mans. Il s’agit d’une tête de personnage fantastique dont la dentition est censée effrayer le spectateur. Cette sculpture est peut-être un réemploi suite à la modification de l’église. La partie arrondie du chevet peut indiquer que celui-ci a été à l’origine conçu en hémicycle.

TUILE DE FAÎTAGE
Terre cuite
Eglise de la Vierge

Beaucoup de toiture ont perdu leurs tuiles faîtières. Cette église a conservé une grande partie d’entre elles. Elles sont formées de motifs géométriques ajourés. Les antéfixes reprennent l’emblème chrétien des croix pattées.

PIETÀ
XVéme siècle
Terre cuite
Eglise de la Vierge

Cette Pietà porte des traces de polychromie. Marie, assise, supporte de sa main droite le corps du Christ, sa main gauche s’appuyant sur sa poitrine. Cette statue placée dans le bas-côté sud de l’église n’occupe sans doute pas sa place d’origine.

INSCRIPTION FUNERAIRE 1663
Cuivre
Eglise de la Vierge

Cette plaque porte une inscription à la mémoire de Pierre Dubois, curé de la paroisse décédé le 15 juin 1663. La croix de cuivre est ornée en son centre d’un crâne et de tibias.

SAINTE MADELEINE
XVIIIéme siècle
Terre cuite
Eglise de la Vierge

L’église possède plusieurs terres cuites représentant différents saints. Cette Madeleine au déhanchement particulièrement prononcé tient dans sa main gauche le récipient de parfum qu’elle a versé sur les pieds du Christ avant de les essuyer avec ses propres cheveux.

ÉDUCATION DE LA VIERGE – Sainte Anne et Marie
XVIIème siècle.

Les lanières de sandales étaient initialement peintes

RETABLE
XIXéme siècle
Bois
Eglise de la Vierge

Le maître-autel doit dater du début du XIXéme siècle. Il est beaucoup moins mouvementé que ceux du siècle précédent et ne comporte pas ses perspectives tronquées qui donnaient l’illusion de la profondeur. La toile centrale du retable est une huile qui pourrait être une copie de l’Assomption du Titien.

CROIX
Calcaire
Route du Sablon

Le socle de cette croix est un bloc de roussard à pans coupés. La croix en calcaire y est scellée avec du ciment. Il est possible qu’il s’agisse du montage de deux éléments différents. Elle est placée sur un vieux chemin qui relie Voivres-Lès-le-Mans.

Le trésor d’Étival

Le trésor gallo-romain d’Étival lés Le Mans (signifiant étymologiquement lieu frais agréable, où l’on passe l’été) fut découvert, en 1908, à la surface du sol au lieu-dit « champ du petit grenouillet ».
Un coup de pioche brisa un vase de terre contenant 3 369 pièces de bronze et d’argent portant les effigies de quatorze souverains et souveraines. Parmi ceux-ci, se trouvent Postume, les Tetricus et Victorin, c’est-à-dire une période comprise entre 258 et 273. C’est vers 269 qu’il faut placer l’enfouissement de ce trésor au cours du règne II.